Ou : "Ordre sans Désordre n’est que ruine de l’Organisation" Parabole extraite du roman: « LE RASOIR D’OCCAM » de D. Duncan (1957), (Traduction française par J. Deromat, Paris, Denoël, 1960, 1983), p. 12.

Description

L’intrigue est bâtie autour des séances de formation d’un groupe de spécialistes militaires chargés d’une mission impossible et sécrète, formation assurée par un expert très réputé et riche d’une très grande expérience. Le Principe de Parcimonie  Universelle, (dit aussi Principe du rasoir d’Ockham – ou Occam) symbolise toutes les manifestations de l’Ordre naturel parfait celui qui se manifeste si régulièrement dans les comportements de la Nature, de la sphéricité des bulles d’eau savonneuse à la forme dodécahédro-rhomboédrique des cellules de cire dans une ruche d’abeilles. Le fait qu’il implique une solution unique, l’optimum,  suggère un argument de simplicité qui sera souvent tenu pour critère de scientificité pure.

La parabole se déroule en 3 actes : les exposés introductifs du maître au début du stage, juste avant le passage à l’action et à la fin de l’action qui se révèle un échec complet et grave de conséquences.


Acte 1 : Le Maître ouvre le stage :

“ … Vous êtes ici ce soir pour essayer d’acquérir quelques notions sur les minima, dit-il. Surfaces minimales, distances minimales, temps minimal et énergie minimale. Tout ceci obéit à un principe général, qu’en l’honneur de Guillaume d’Occkam, j’appellerai le principe de la parcimonie universelle.

– Qui est Guillaume d’Occam, demanda l’enseigné Waters ?

– … Puisqu’il est mort, permettez-moi d’ignorer votre question et de m’en tenir au principe de la parcimonie proprement dit. Principe qui admet un nombre infini d’applications dans tous les domaines, y compris celui de la culture générale… et qui peut s’énoncer ainsi : “ Le moindre effort nécessaire pour atteindre le seul résultat satisfaisant.” (p.17)


Acte 2 : Le Maître est désagréablement surpris par ce qu’il considère comme la petitesse d’esprit des stagiaires au début de l’action

“… Le principe de la parcimonie ?… Mais, en réalité, la Nature n’est nullement parcimonieuse… Il y a à cela une excellente raison, et c’est tout à l’opposé du principe de la parcimonie. La Nature est généreuse à l’extrême. Seul l’esprit de l’homme est trop mesquin pour reconnaître l’infinie grandeur de l’Univers. ” (p.77)


Acte 3 : Le Maitre avoue son erreur à la fin de l’action qui s’est révélée catastrophique

 “…  Je suis consterné, commença-t-il. J’ai toujours été intimement convaincu que le principe de la parcimonie s’appliquait aussi bien à l’homme qu’à la matière inerte. J’ai toujours cru que l’homme devait s’efforcer naturellement de gaspiller le moins de temps et d’énergie possible pour atteindre son but. Mais je me trompais. Vous ici, tout comme vos supérieurs à Washington, venez de démontrer de façon probante que l’homme est capable de perdre le maximum de temps et d’énergie, et cela pour ne pas obtenir le moindre résultat. ” (p. 209.)

 

Ressources associées (illustrations, références ou actes)
« LE RASOIR D’OCCAM » de D. Duncan (1957)
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